Photo 414Grande découverte que le travail de la terre avec des chevaux !

Les anciens n’y verront rien de nouveau ou de révolutionnaire. Mais aujourd’hui, à l’heure des tracteurs et du machinisme agricole, l’utilisation de la force du cheval (ou de l’âne) peut être vue comme un retour en arrière par certains, pour d’autres comme du bon sens et une vraie passion, voire même comme un argument vendeur auprès des citadins à la recherche d’authenticité: légumes plein champs semés, cultivés et récoltés par des chevaux !

Ce qui frappe surtout, c’est le silence autour de soi quand le cheval avance au pas pour biner, sarcler ou encore semer.

La terre est juste griffée, aérée pour que la vie du sol soit respectée. Ni le cheval, ni l’homme ne piétine les cultures.

Photo 418« Vous entendez votre terre chanter », nous raconte Jacques Léger, formateur à Sainte Marthe et grand défenseur (et utilisateur) de la traction animale en maraîchage plein champ.

Bien sûr, il y a des contraintes liées aux animaux qu’il faut nourrir – 1 Ha de terre réservé pour le fourrage et/ou la culture de céréales par cheval par an - , le dressage qui demande patience et persévérance, le temps pour les préparer et les atteler et puis leur capacité limite de travail : 2h le matin, 2h l’après-midi, pas plus.

A côté de cela, la réintroduction d’animaux de trait dans la ferme permet, par la production de fumier – et donc d’un fertilisant naturel gratuit pour les parcelles maraichères – de revenir à l’équilibre agro-sylvo-pastoral rompu avec l’industrialisation et la spécialisation de l’agriculture moderne et intensive.

Je vous invite à consulter le blog de Jacques Léger (http://traitmaraicher.blogspot.fr/) où tous les aspects de la traction animale en maraîchage sont évoqués avec passion.

Bonne lecture

 

Bénédicte

Salbris, Loir et Cher, le 22 Mars 2012